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Necropolitical violence and post-independence Guinean literature

Research output: Contribution to journalJournal article

Published
<mark>Journal publication date</mark>1/11/2014
<mark>Journal</mark>International Journal of Francophone Studies
Issue number3-4
Volume17
Number of pages22
Pages (from-to)305-326
Publication statusPublished
Original languageEnglish

Abstract

The first President of the Republic of Guinea, Ahmed Sékou Touré, ruled from independence in 1958 to his death in 1984. Initially admired for his socialist revolutionary policies in the wake of colonial domination, he later emerged as a dictator who ruthlessly crushed opposition. As violence became synonymous with the state and its regime of terror, Guineans lived in an unpredictable world in which any gesture might be interpreted as offensive to the regime and result in their incarceration or death. Drawing on Hannah Arendt’s understanding of the relationship between violence and power and Achille Mbembe’s notion of necropolitics to explore the relationship between violence and authority that characterized Touré’s regime, this article examines the significance of the various narrative strategies adopted by Camara Laye, Alioum Fantouré, Tierno Monénembo and Williams Sassine. These and other Guinean writers have responded to the violence of Touré’s regime by challenging genres, disrupting the linear progression of narratives, playing with language and representing a series of broken and merging characters in their literary work. More than merely documenting the trauma of Touré’s dictatorial rule, this analysis proposes that the novels discussed here are shaped by the violence of the regime at which they level a critique.

Ahmed Sékou Touré, premier président de la République de Guinée, a dirigé le pays depuis l’année de son indépendance en 1958 jusqu’à sa mort en 1984. Initialement admiré pour sa politique révolutionnaire socialiste au lendemain de la domination coloniale, il est devenu dictateur, écrasant impitoyablement son opposition. La violence est devenue synonyme de l’état et de son régime de terreur. Le peuple guinéen vivait alors dans un monde imprévisible dans lequel tout geste pouvait être interprété comme une offense au régime et pouvait mener à leur incarcération ou entraîner leur mort. Partant de l’analyse de Hannah Arendt du rapport entre le pouvoir et la violence et de la notion du pouvoir nécropolitique d’Achille Mbembe pour considérer la relation entre violence et autorité qui a caractérisé le régime de Touré, cet article examine l’importance des diverses stratégies narratives de Camara Laye, Alioum Fantouré, Tierno Monénembo et Williams Sassine. Ces auteurs guinéens, et bien d’autres encore, ont répondu à la violence du régime de Touré en perturbant le genre, en rompant la linéarité des narrations, en jouant avec la langue, et en représentant une série de personnages brisés et fusionnés dans leurs romans. Plus qu’une simple retranscription du traumatisme occasionné par le gouvernement dictatorial de Touré, les romans analysés ici ont été façonnés par la violence du régime sur lequel ils portent un jugement critique.